La ronde 2 face à Roye nous avait placé avant-dernier du championnat régional. La défaite avait été sévère. Pour la troisième ronde, nous nous sommes rendus à Belloy-sur-Somme. Matisse était du voyage. Dominique et moi-même lui avions donné pour consigne de vraiment prendre son temps, de bien noter ses coups, de regarder les menaces adverses. Dans la voiture, je lui annonçais même : « Aujourd’hui, tout dépend de toi ! ». Pas de pression… 🙂

Régis Courtois, président de Belloy fit des pieds et des mains pour éviter un forfait car un joueur était absent. Finalement, le jeune Etienne Lepers répondit présent, ce qui permit à Matisse de jouer.

Belloy affrontait aussi Beauvais en prénationale. D’ailleurs, il y avait de belles parties sur les échiquiers de cette rencontre. Petits clins d’oeil aux Beauvaisiens dont j’ai suivi un peu les parties : Alain : tu étais bien pourtant ! Medhi et Hasnae : concentrés, bravo ! Eveline : beau combat !

Le match :

Au premier échiquier, Etienne perdit une pièce sur une gaffe tactique alors qu’il avait assez bien joué l’ouverture. Je marquais.

Au deuxième échiquier, Laurent avait un sévère mal de crâne et ne se sentait pas poursuivre longtemps la partie alors il vit un sacrifice qui lui permettait d’obtenir une nulle par répétition. Son adversaire fut peut-être surpris et en refusant le sacrifice se retrouva dans une position compromise. Laurent pu du coup gagner rapidemment. Nous menions 2 à 0.

Laurent et moi-même allions suivre les deux autres parties. Matisse avait pris son temps et s’appliquait. Il avait même empoché la Dame adverse ! Tous les espoirs étaient permis. Au troisième échiquier, Dominique, quant à lui, était dans une position désavantageuse mais il y avait une menace de mat possible qui pouvait peut-être aboutir à la nulle.

Matisse rendait sa Dame d’avance à son adversaire et se retrouvait dans une position complètement perdante. Dominique s’inclinait.

Mais… Matisse n’abonndait pas et, sur un coup de théatre terrible, il matait malgré le déficit matériel.

3 à 1 : ouf !

Je n’avais pas prévu tous ces rebondissements mais la victoire de match est bien venue de Matisse. Patientia Victrix, patience victorieuse, est une devise d’une famille de Belloy. Matisse avait en effet pris son temps et s’était appliqué. Même s’il avait perdu, il aurait pu être fier de sa partie.

Bien joué Matisse !

Catégories : Compétitions

1 commentaire

matisse · 6 décembre 2017 à 08:41

merci 😉

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